La démocratie, ce n'est pas désigner un vainqueur

On dit parfois que la France est une monarchie élective mais si l'on regarde la plupart des démocraties occidentales, on se rend compte que partout le système vise avant toute chose à désigner un vainqueur qui ensuite aura pour une période le droit de diriger seul le pays. En régime majoritaire, il s'agit d'une personne et d'un parti, en régime proportionnel, il s'agit d'une personne et d'une coalition, mais cela ne change pas fondamentalement l'axiome de base: il y aura un vainqueur et des vaincus. Bien entendu, toutes les démocraties limitent le pouvoir de diriger seul le pays, notamment par le pouvoir judiciaire ou médiatique, mais il n'en demeure pas moins que les vaincus sont globalement exclus du pouvoir. Ainsi, en acceptant de choisir un vainqueur, on accepte d’ignorer les vaincus, le temps d’une législature dans un régime majoritaire, le temps d’une coalition dans un régime proportionnel.

La situation actuelle en France illustre de manière critique l’aberration d’identifier un seul vainqueur. Avec, un premier tour qui a donné 21,5% pour le Front National, 20% pour les républicains, 24,5% pour En Marche et 25% pour une gauche forte représentée par MM. Hamon et Mélenchon, qui mérite de gagner? Démocratiquement, personne, puisque tous ont les trois-quarts au moins de la population en désaccord avec eux. La coalition pourrait sembler une meilleure solution mais qui, entre 4 groupes à peu près égaux, mérite d’être banni du pouvoir?

revenir aux fondements de la démocratie

Pour sortir de cette impasse, il faut revenir aux fondements de la démocratie. La démocratie est un système qui donne au peuple le droit de décider librement des règles de vie en commun, en particulier des règles d’utilisation de la force. Pour que ces règles soient librement acceptées, il faut que chacun ait pu contribuer à leur établissement de manière juste et transparente et que les règles obtiennent l'accord de la majorité.
 

En d’autres mots, la démocratie doit permettre l’expression du consensus démocratique, non pour élire un dirigeant mais pour décider des règles à appliquer, sujet après sujet.

Si l'on admet cela alors il faut bien admettre que toutes nos démocraties désignant un vainqueur sont anti-démocratiques entre deux élections, puisque durant ce temps les vaincus sont exclus du consensus démocratique.

En ce sens M. Fillon a raison,  une nouvelle république parlementaire classique ne résoudrait pas les problèmes de la Vème et apporterait de l'instabilité. Il nous faut donc penser un système démocratique réellement différent:

La démocratie sans vainqueur

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